Incinérateur CSR : la Métropole de Montpellier vote d’abord, les habitants parleront ensuite

Réuni ce mardi 13 octobre, le conseil de Montpellier Méditerranée Métropole a rendu un avis favorable au projet de transformation de l’usine Amétyst en unité de combustion de combustibles solides de récupération (CSR), porté par Urbaser. La délibération a été adoptée malgré 12 voix contre et 10 abstentions, alors que l’enquête publique commence à peine. Les élus ont aussi lancé les études pour relier l’aéroport au tramway

L’ambiance s’est tendue au Conseil de métropole de Montpellier, ce mardi 13 octobre, au moment d’évoquer le projet d’usine CSR (combustible solides de récupération). Le projet consiste à transformer le site d’Amétyst, dans le quartier Garosud-Les Grisettes, en une unité capable de brûler 40 000 tonnes de combustibles solides de récupération par an, à 3 600 mètres de la place de la Comédie afin de créer de la chaleur. La délégation de service public confiée à Urbaser porte sur quinze ans et représente 402 millions d’euros hors taxes, dont 109 millions d’investissements.

La Métropole met en avant une situation qu’elle juge intenable. Depuis la fermeture de la décharge de Castries en 2019, environ 110 000 tonnes de déchets résiduels partent chaque année vers d’autres sites d’Occitanie pour y être enfouies ou incinérées. Selon la collectivité et le porteur du projet, cela représente 4 000 à 4 500 trajets de camions par an et un surcoût évalué à 27 millions d’euros. Pendant la campagne municipale, Michaël Delafosse avançait aussi une baisse de 10 % de la taxe d’ordures ménagères.

Le projet divise jusque dans l’ancienne majorité. François Vasquez, ex-vice-président chargé des déchets et artisan de la stratégie zéro déchet votée à l’unanimité en 2022, a perdu sa délégation après s’être opposé au CSR. Il fait partie du Comité de défense contre l’incinérateur 3M, qui a écrit le 25 juin à la préfète de l’Hérault pour…

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Auteur: Elian Barascud