L’allocution télévisée d’Emmanuel Macron avait de quoi nourrir une certaine curiosité, au lendemain de la première motion de censure adoptée depuis 62 ans. Dans les rangs de la droite sénatoriale, d’où étaient issus plusieurs ministres du gouvernement Barnier, le message présidentiel a ce soir étonné à plus d’un titre.
Dans une adresse à la nation inhabituellement courte – dix minutes – Emmanuel Macron a directement attribué l’aggravation de la crise politique à l’extrême droite et l’extrême gauche, unies dans un « front antirépublicain », selon ses mots. Promettant un Premier ministre dans les « prochains jours », le chef de l’État a également assuré qu’il ne démissionnerait pas, annonçant « 30 mois » d’action pour faire de la France un pays « plus fort et plus juste ».
« Il n’y a ni cap, ni vision. Il essaye de se justifier en faisant porter la responsabilité à tout le monde, et en ayant du mal à assumer les siennes », épingle le sénateur LR Max Brisson. Ce porte-parole du groupe fait part de sa « déception », voire d’une « certaine inquiétude à l’issue des propos du chef de l’État ». « Pour sortir de la crise, il doit profondément se remettre en cause. Ce n’était pas un discours de remise en cause, mais d’accusation », pointe le sénateur des Pyrénées-Atlantiques.
« Je ne suis pas sûr qu’il y ait beaucoup de gens pour le féliciter », selon Olivier Paccaud
« Il…
Auteur: Guillaume Jacquot

