Après une première inculpation, en mars dernier, par le procureur de Manhattan dans l’affaire Stormy Daniels, Donald Trump vient d’être à nouveau inculpé, cette fois au niveau fédéral, pour des motifs beaucoup plus graves : il est accusé d’avoir violé la loi sur l’espionnage et mis en danger la sécurité des États-Unis en conservant illégalement, après son départ de la Maison Blance, des documents classifiés secret défense.
Un coup dur pour sa candidature à la présidentielle 2024 ? Pas nécessairement.
« Une attaque politique des Démocrates »
Sans surprise, face à cette inculpation fédérale, Trump clame son innocence, accusant l’administration Biden d’« ingérence électorale au plus haut niveau » et d’« instrumentalisation du Département de la Justice et du FBI ». Cette défense, reprise par Fox News, est aussi celle adoptée par des ténors du Parti républicain, y compris Kevin McCarthy, le président de la Chambre des représentants.
Même ses adversaires dans les primaires, à commencer par son principal rival, Ron DeSantis, se retrouvent forcés d’adhérer à ce récit d’une inculpation qui serait purement une attaque politique de Joe Biden contre l’un des principaux candidats à l’investiture présidentielle du Parti républicain.
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Si les Républicains les plus en vue défendent l’ancien président ou restent silencieux, c’est que Donald Trump reste très populaire chez leurs électeurs. Il est en tête des sondages dans les intentions de vote aux primaires avec plus de 50 % des intentions de vote et un écart de plus de 30 points sur DeSantis. Cet écart continue de se creuser, y compris dans l’État de Floride où Ron DeSantis a pourtant été réélu gouverneur à une très large majorité en 2022.
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Auteur: Jérôme Viala-Gaudefroy, Assistant lecturer, CY Cergy Paris Université

