La nouvelle n’a échappé à personne, le coût de la vie se fait de plus en plus pressant sur les ménages français. Or, les rémunérations sont loin de prendre la même direction. Certains, comme François Ruffin ou la CGT, proposent donc de les indexer à nouveau sur l’inflation, comme c’était le cas jusqu’en 1983.
Évidemment, une multitude de libéraux se sont immédiatement révoltés face à cette potentielle mesure qui pourrait déclencher, selon eux, une « spirale prix-salaire », c’est-à-dire une augmentation perpétuelle des prix suivant celle des salaires. Or, pour de nombreux observateurs, ce risque ne serait pas aussi élevé que l’on pourrait le penser et repose et demanderait des conditions particulières.
Même le FMI ne s’y oppose pas
Face aux libéraux les plus dogmatiques, 87 % des Français sont pourtant favorables à cette mesure. Les risques pointés par certains ne seraient d’ailleurs pas si prégnants. Et ce n’est pas un institut bolchevique qui l’affirme, mais bien le très capitaliste Front Monétaire International.
Nouveau papier du #FMI @IMFNews défendant que 1) les spirales prix-salaires sont historiquement anecdotiques, même en phase d'inflation et 2) qu'aujourd'hui une hausse des salaires nominaux (qui n'est toujours pas le cas) n'impliquait pas nécessairement une spirale prix-salaires. pic.twitter.com/xUq2Al3L1a
— Camille Souffron (@CamilleSouffron) November 20, 2022
Plus précisément, c’est John Bluedorn, l’un des responsables du département de recherches de l’organisation internationale qui remet les choses en perspective. Selon lui, les risques d’un tel effet boule de neige sont « maîtrisés » et « une accélération durable des salaires et des prix est peu probable ».
Aucun risque pour l’économie
Cette solution est de plus préconisée par l’économiste Thomas Porcher. La crainte d’une hyperinflation n’est, selon lui, pas justifiée.
« d’après certaines études, une…
La suite est à lire sur: mrmondialisation.org
Auteur: Victoria Berni

