Inéligibilité pour Marine Le Pen : séisme extrême

La sentence sonne comme une déflagration. À 12 h 47 ce lundi 31 mars, Bénédicte de Perthuis, la présidente du procès, prononce la condamnation de Marine Le Pen, jugée pour détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants européens du Rassemblement national (RN). La candidate naturelle du parti d’extrême droite en vue de la prochaine présidentielle est condamnée à quatre ans de prison, dont deux ferme, 100 000 euros d’amende et, surtout, cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire pour « détournement de fonds publics et complicité de détournement de fonds publics par instigation ». Traduction : elle ne pourra pas se présenter à la présidentielle, à moins d’une décision favorable en appel ou en cassation avant le printemps 2027. L’agenda est serré, son avenir politique semble s’éteindre.


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Coup de tonnerre au sein du RN. À la mi-journée, réunion de crise au siège du parti à la flamme, dans le 16e arrondissement de Paris, porte de Saint-Cloud. Le conclave doit répondre à une question épineuse : et maintenant, que faire ? La formation mariniste n’avait pas prévu l’hypothèse de l’inéligibilité de sa championne. Marine Le Pen elle-même ne l’avait pas envisagé. La veille, dans La Tribune dimanche, elle se montrait sereine : « Je lis ici et là que nous serions fébriles. Personnellement, je ne le suis pas, mais je comprends qu’on puisse l’être : avec l’exécution provisoire, les juges ont un droit de vie ou de mort sur notre mouvement. Mais je ne crois pas qu’ils iront jusque-là. » Pari perdu.

Pendant cette longue après-midi du 31 mars, silence radio du côté de la direction du…

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Auteur: Lucas Sarafian

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