Les répercussions du conflit au Moyen Orient atteignent désormais les politiques monétaires. Comme le pressentaient de nombreux économistes, la Banque centrale européenne a bien relevé ses taux ce jeudi. Elle est la première parmi les grandes institutions monétaires monétaires mondiales à resserrer la vis, face à la reprise de l’inflation et l’incertitude engendrées par le conflit au Moyen-Orient.
Son taux de dépôt, le taux de référence, augmente de 0,25 point, à 2,25 %. Ce niveau n’a pas été modifié depuis juillet 2025. Il s’agit également de la première hausse depuis 2023.
Pourquoi cette décision ?
C’est le rythme de la progression des prix à la consommation qui amène la BCE à prendre cette décision. Dans sa politique de stabilité des prix, elle s’est fixée un objectif d’inflation à 2 %. Or, l’inflation mesurée ces dernières semaines est bien supérieure à ce seuil. En mai, l’inflation annuelle de la zone euro s’est établie à 3,2 %, en hausse par rapport aux 3 % estimés en avril, selon Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne. Conséquence du « choc énergétique majeur » lié à la fermeture du détroit d’Ormuz et aux tirs dans la région, la hausse des prix de l’énergie et des services s’est accélérée en ce début d’été.
La BCE a été motivée sur de nouvelles projections à moyen terme. La normalisation de l’inflation n’est pas pour demain. Les prévisions d’inflation…
Auteur: Rédaction Public Sénat

