Alors que les violences policières dans les lycées font l’actualité, une autre scène de brutalité secoue la vie politique grenobloise : cette fois, c’est à l’entrée du conseil municipal que des élus LFI ont été bloqués et blessés par la police.
Plusieurs vidéos publiées par Allan Brunon, président du groupe La France insoumise au conseil municipal de Grenoble, montrent des policiers empêchant les élus insoumis d’accéder à la salle du conseil, ce mardi 29 septembre.
« Pourquoi nous empêcher de faire notre travail ? » crie une élue dans l’une des séquences.
Dans un communiqué signé par ses coprésidents, Isabelle Peters et Vincent Berlandis, le groupe Oui Grenoble accuse Allan Brunon d’avoir « mis en scène son arrivée en conseil municipal » en organisant une manifestation des élus de son groupe alors que la séance avait déjà commencé. Il affirme que les agents ont refusé leur entrée en raison de pancartes apposées sur leurs ordinateurs, « conformément au règlement intérieur du conseil municipal ».
Selon Lola Cancellier, collaboratrice du groupe LFI, ces affichettes faisaient écho à un sujet évoqué au cours du conseil municipal : le jumelage de Grenoble avec une ville israélienne.
Lors d’un point presse et dans un communiqué, Laurence Ruffin et la Ville de Grenoble ont directement mis en cause les élus LFI : « Des agents municipaux dépositaires de l’autorité publique ont été victimes de violences et d’insultes de la part d’élus. Des policiers ont notamment été tirés et plaqués contre un mur, tandis que des renforts ont été empêchés d’intervenir. » La municipalité affirme que « cinq plaintes ont été déposées » par les agents. Le parquet a confirmé au Dauphiné Libéré l’ouverture d’une enquête.
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Auteur: Le Média
