La pression avait commencé dès le début de la semaine, c’est désormais acté : la préfecture de police de Paris vient d’interdire à la France Insoumise d’organiser un concert place de la République. Et les motifs invoqués sont effrayants.
La préfecture de police de Paris a signé ce mercredi 17 juin l’arrêté n° 2026-00750 portant interdiction du concert prévu place de la République à l’issue de la marche contre le racisme et l’extrême droite, organisée par La France Insoumise.
L’événement, déclaré les 21 avril et 5 mai 2026 est interdit. La marche contre le racisme, elle, reste autorisée, au départ de Barbès à 14h30.
Dès l’annonce de l’événement, plusieurs organisations ont mis la pression sur la préfecture pour pousser à l’interdiction. Le maire socialiste de Paris-Centre, Ariel Weil, avait dénoncé la « récupération d’un événement festif » et des « risques réels » pour l’ordre public.
Le président du CRIF, Yonathan Arfi, avait déclaré sur X que « pour LFI, la musique n’est pas une fin, c’est un moyen au service d’un agenda politique » admettant tout de même que « ce concert est légal » à la fin de son tweet.
Des motifs juridiques contestables
La préfecture invoque deux griefs formels : une déclaration effectuée hors du délai légal de quinze jours francs prévu par l’article L. 211-2 du code de la sécurité intérieure, et l’absence d’autorisation d’occupation temporaire du domaine public pour l’installation de matériel scénique.
Des motifs réels, mais dont la solidité juridique reste limitée : le Conseil d’État a régulièrement rappelé que le non-respect du délai de déclaration ne constitue pas à lui seul un motif suffisant d’interdiction, dès lors que l’autorité publique a été informée de l’événement et disposait du temps nécessaire pour l’encadrer. En l’espèce, la première déclaration remonte au 21 avril, soit deux mois avant la date prévue. Difficile de plaider la…
Auteur: Le Média

