C’est un nouveau caillou dans la chaussure de l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 (JOP 2024) déjà embourbée dans les polémiques liées aux transports publics, du coût des tickets à la livraison des infrastructures. Cette fois, cela concerne le prestataire retenu pour faire de l’assistance, notamment téléphonique, après du public tout au long de la préparation et pendant le déroulement de la compétition. Grâce à de nombreux documents exclusifs, Politis révèle que les conditions de travail en son sein sont particulièrement dégradées. Alors que ces JOP devaient être placés sous la flamme de valeurs sociales et humaines, le choix de ce prestataire interroge.
Tout commence il y a quelques mois. L’organisation des Jeux olympiques et paralympiques lance un appel d’offres pour opérer le « service client grand public ». Cela correspond notamment à la plateforme d’assistance téléphonique et via messagerie pour toutes les personnes ayant des questions pratiques sur les JOP hors billetterie. Pour rappel, les organisateurs estiment le nombre de visiteurs à près de 16 millions de personnes, soit huit fois plus que la population totale de la ville de Paris et un peu moins que la population totale de l’Île-de-France. Et c’est le groupe Konecta qui emporte le marché et prévoit d’y consacrer seulement quelques dizaines d’emplois à plein temps, au plus haut de l’activité.
Mobipel, le retour
Konecta est une unité économique et sociale, c’est-à-dire qu’elle est composée de plusieurs entreprises juridiquement distinctes. Le groupe décide donc d’accorder ce marché à plusieurs de ses entreprises situées dans la banlieue parisienne, à Gennevilliers. Parmi elles, la CRM06 et la CRM08. Ce second acronyme ne vous dit sûrement rien. Pourtant, il y a encore quelques années CRM08…
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Auteur: Pierre Jequier-Zalc

