En enregistrant un entretien avec l’équipe de lundimatin, qui m’invitait à l’aborder comme « une discussion décontractée », mon intention était de donner envie aux auditeurs et auditrices d’en savoir plus sur le livre que je venais présenter (Lettre aux ingénieurs qui doutent, L’Echappée), et peut-être même de le lire.
Visiblement, en ce qui concerne la personne de LukiFair, l’objectif est manqué, à tel point qu’elle a trouvé cette interview « dans l’ensemble bien urticante ». J’en suis navré. D’autant plus que nombre de ses critiques auraient vraisemblablement été désamorcées à la lecture du livre. On ne peut pas plaire à tout le monde ; et puis c’est le jeu d’un entretien à bâtons rompus qui ne peut évidemment pas refléter le propos d’un texte qui a été minutieusement travaillé ; et j’aurais pu en rester là.
Cependant, et peut-être parce qu’il a écrit sous le coup d’une réaction littéralement épidermique, certains des arguments que Luki Fair avance me paraissent nourrir une forme de confusion et constituent même parfois de parfaits contresens avec mon propos.
Il m’apparaît important de dissiper certains malentendus et je me permets à cette fin de citer plusieurs passages dudit livre. Si l’on pense qu’il y a un véritable sens politique à chercher à amplifier un mouvement de désertion dans l’ingénierie – et l’on reviendra sur ce terme de désertion–, il est problématique que ce projet soit simplement requalifié de « sorte de développement personnel à destination des élites ». Et ce d’autant plus que certains sujets abordés dans sa réaction épidermique soulèvent des questions importantes qui méritent d’être discutées et approfondies.
Les critiques qui seraient levées à la lecture du livre
« Mon intention première n’est pas d’atténuer le mal-être des ingénieurs qui doutent, même si cela pourrait in fine avoir cet effet…
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Auteur: dev

