Ingérences électorales : faut-il sanctionner les réseaux sociaux ? 

« Si on ne fait rien pour se protéger, l’élection peut être faussée », s’est inquiété jeudi sur RTL Gabriel Attal, directement visé, accusant « la Russie de vouloir voler » le scrutin. Une action qui s’inscrit dans une opération plus large puisque deux autres candidats déclarés ou pressentis à l’élection présidentielle ont été ciblés.

Les publications relayent de fausses informations en utilisant des visuels reprenant les chartes graphiques de médias français ainsi que des deepfakes. Ainsi, Edouard Philippe (Horizons) a fait l’objet d’une publication calomnieuse sur son état de santé tandis qu’une autre laisse entendre que Gabriel Attal (Renaissance) serait potentiellement atteint de la maladie de Parkinson. Une autre publication, ciblant cette fois Raphaël Glucksmann (Place Publique) insinue que sa compagne, la journaliste Léa Salamé aurait soudoyé les médias pour favoriser sa campagne.

Si ces opérations n’ont pas obtenu une grande visibilité, il s’agit des premières actions ciblées depuis les déclarations de candidature à l’élection présidentielle. Alors que le rapport de Virginum sur les ingérences numériques étrangères lors des élections municipales soulignait l’action d’acteurs non-étatiques, ces opérations semblent avoir été menées par le groupe russe Storm 1516. Ce groupe est directement piloté par le GRU, le renseignement militaire russe, et a déjà réalisé plusieurs opérations de…

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Auteur: Henri Clavier

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