L’innovation ouverte préconise de stimuler la créativité de l’entreprise en intégrant les idées, l’expérience et les connaissances venues de l’extérieur. Pour cela, les réseaux sociaux sont d’excellents outils, mais leur potentiel reste largement sous-utilisé. Quels sont les freins à cette adoption ? Comment faire la différence ?
Le concept d’innovation ouverte permet à une entreprise de se nourrir des idées et des ressources provenant de ses clients, partenaires, fournisseurs ou encore de startup et d’instituts de recherche. Les plates-formes web sociales inspirées de Facebook, LinkedIn ou YouTube sont l’outil rêvé pour connecter des communautés qui veulent partager, co-créer, discuter et modifier des contenus générés par elles-mêmes.
Contrairement à l’approche traditionnelle, l’open innovation valorise la diversité des contributions pour enrichir les processus internes. Certaines marques ont ainsi montré que l’interaction des entreprises avec leurs consommateurs via les réseaux sociaux est un vrai gisement d’innovation. Pourtant, libérer tout le potentiel de cette démarche nécessite de nombreux changements d’attitudes et de méthodologies de la part des entreprises – c’est pourquoi ce gisement est largement sous-exploité à l’heure actuelle. Heureusement, des solutions existent. En voici quelques-unes issues d’une recherche récente.
Un duo prometteur
Il existe différentes catégories de réseaux sociaux pouvant être utilisées dans le cadre de l’innovation ouverte, et chaque type peut représenter un choix optimal selon la cible visée (par exemple, les réseaux sociaux « publics » comme Facebook ou X pour les clients/utilisateurs et les réseaux sociaux d’entreprise comme MS Teams ou Slack pour interagir avec ses employés). Certaines entreprises ont choisi de déployer également leurs propres solutions, comme Lego avec la plate-forme collaborative Lego Ideas, où les…
Auteur: Pierre-Jean Barlatier, Associate professor, EDHEC Business School

