Rio de Janeiro (Brésil), correspondance
162 morts, 82 disparus, 580 000 déplacés, 178 000 personnes sans électricité… Les inondations en cours dans le Rio Grande du Sud, dans le sud du Brésil, sont encore loin d’être finies, mais elles sont déjà l’une des plus graves catastrophes naturelles de l’histoire du pays.
Après une brève accalmie, les pluies intenses ont repris mercredi 22 mai, atteignant jusqu’à 50 mm, selon l’Institut national de météorologie brésilien. Entre le 26 avril et le 4 mai, certaines des principales villes de l’État ont enregistré des précipitations allant jusqu’à 533 mm, presque quatre fois plus que la moyenne attendue pour le mois d’avril, rapporte la BBC Brasil.
Maladies et montagnes de déchets
La catastrophe pourrait en outre déclencher une crise sanitaire. Les autorités craignent notamment une hausse des cas de leptospirose, directement liée à la montée des eaux. Cette maladie se transmet après exposition à l’urine d’animaux infectés. Depuis le 19 mai, deux personnes en sont déjà mortes, tandis que dix-neuf malades et 304 cas probables ont été enregistrés, alerte le Correio Braziliense.
Artículo de @MariAngGuerrero en @Tierra_Viva_ sobre el papel del agronegocio y las grandes represas en las inundaciones de Rio Grande do Sul (Brasil) que han causado casi 150 muertos y cientos de desaparecidos y desplazados :
📷Nelson Almeidahttps://t.co/iE24HTkAqA pic.twitter.com/Au0ayLPAJx
— Helios E.M. (@Helios_EM) May 18, 2024
Les risques sanitaires sont également accrus par l’afflux inouï de déchets provoqué par les intempéries. La mairie de Canoas, voisine de Porto Alegre, la capitale de l’État, s’attend ainsi à devoir collecter plus de 120 000 m3 de déchets, là où elle n’en collecte d’ordinaire qu’entre 8 000 et 9 000 m3 par mois, détaille la Folha de São Paulo.
Dérèglement climatique et déforestation
Pourquoi les inondations…
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Auteur: Raphaël Bernard

