Les 27 et 28 septembre, l’aéroport de Katmandou, au Népal, a mesuré 240 millimètres de pluie tombés en vingt-quatre heures. Un épisode torrentiel d’une intensité inédite depuis plus de vingt ans, selon les observations locales rapportées par l’Agence France-Presse. Plus de 200 personnes sont mortes à cause des inondations dans le pays, selon le bilan provisoire des autorités le 30 septembre.
Ces événements dramatiques ne sont hélas pas nouveaux. Les précipitations diluviennes sont caractéristiques de la mousson, cette saison des pluies que connaissent tous les étés le Népal comme l’ensemble de l’Asie du Sud et du Sud-Est ainsi qu’une partie de l’Océanie, de l’Afrique et de l’Amérique. Des régions tropicales ou subtropicales, toutes soumises au même phénomène : l’arrivée de vents humides venus de l’océan, qui génèrent des nuages puis des précipitations lorsqu’ils rencontrent des masses d’air plus chaudes sur les continents.
Près de 200 personnes sont mortes au #Népal 🇳🇵 dans des inondations et des glissements de terrain, selon un bilan provisoire.
➡️ La capitale, #Katmandou, a également été touchée pic.twitter.com/DhDrBDConY
— FRANCE 24 Français (@France24_fr) September 30, 2024
Plus l’air est chaud, plus il peut contenir d’humidité et engendrer des précipitations importantes. Et plus le contraste de température entre les masses d’air qui se rencontrent est élevé, plus la mousson aura tendance à être intense. Or, ces deux mécanismes sont amplifiés par le changement climatique. Cela explique en partie pourquoi les projections climatiques, synthétisées dans le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), anticipent une intensification des moussons asiatiques au cours du XXIe siècle. Un autre élément, toutefois, joue un rôle crucial sur l’avenir de ces événements extrêmes et complexifie l’équation : la…
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Auteur: Vincent Lucchese

