Alors que lundi, Vigicrue a placé une partie de l’Ille-et-Vilaine et du Morbihan en alerte rouge, Eau & Rivières de Bretagne tente d’analyser l’origine de cette crue exceptionnelle encore en cours, mais aussi les leçons que nous devons en tirer.
Une crue historique ?
En ce mardi 28 janvier, la majorité de la Vilaine et de ses affluents sont en vigilance orange inondations et depuis ce lundi 27 janvier, la Vilaine et la Seiche sont passées en vigilance rouge. Les conséquences sont déjà très importantes : maisons et routes inondées, habitants évacués…
Il a beaucoup plu depuis le 1er janvier : 135 mm en moyenne dans le département, soit trois fois plus que la moyenne entre 1997 et 2022. À Rennes, Météo Bretagne a déjà comptabilisé 170 mm de précipitations pour le mois de janvier. Le record mensuel absolu pour la station est de 193,6 mm (en octobre 1966) et pourrait être dépassé d’ici mercredi. On se rapproche, sur certaines rivières, des niveaux d’eau atteints lors de l’hiver 2000-2001. La situation annoncée est d’autant plus préoccupante qu’une « rivière de précipitations » est en place, avec des ondées plus brèves mardi, mais surtout qu’un événement de l’ordre de 18 mm est attendu ce mercredi, alors qu’une première décrue sera à peine esquissée
Les inondations : Un phénomène naturelaggravé par nos choix d’aménagements
L’inondation est de loin le premier risque naturel auquel doivent faire face les Bretons, de part sa fréquence (3 847 arrêtés inondations ont été actés depuis 1982 [1]) et l’importance des dommages qu’il provoque. Mais si les inondations ont des causes naturelles, nos activités humaines viennent les aggraver, que ce soit par l’impact du changement climatique ou par l’aménagement du territoire. Ainsi, depuis 60 ans en Bretagne, la moitié des zones humides ont été détruites, le bocage a régressé et l’urbanisation s’est faite, en partie, dans des…
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