Pendant que l’extrême droite dicte son agenda politico-médiatique, les inondations historiques que traverse la France semblent n’émouvoir que les personnes concernées. Plus d’un mois de pluie consécutif. Un record. Derrière, des maisons noyées, des commerces fermés, des exploitations ravagées, des routes coupées, des écoles évacuées. Des vies suspendues.
Ces crues ne sont pas un simple épisode météorologique. Elles s’inscrivent dans une accélération des catastrophes naturelles liée au changement climatique. Une atmosphère plus chaude retient davantage d’humidité ; les pluies deviennent plus intenses et destructrices.
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Ce sont les conséquences d’un modèle productiviste et d’un État qui a renoncé à planifier sur le long terme. L’ampleur des dégâts ne tient pas qu’au ciel. Elle tient à la terre et à ce que nous en avons fait : artificialisation des sols, urbanisation en zones inondables, recul des zones humides, suppression des haies ou encore bétonnage des littoraux. Nous avons réduit les capacités naturelles d’absorption.
L’état des digues et le désengagement de l’État traduisent un affaiblissement des politiques publiques, une maintenance reportée, des arbitrages défavorables à la prévention. Plusieurs dizaines d’années d’aveuglement et d’aménagement court-termiste.
On y bétonne encore, on assouplit les PLU, on urbanise des zones dites « protégées ».
À l’approche des municipales, le climat devrait être central. L’échelon communal est décisif : plans locaux d’urbanisme (PLU), permis de construire, gestion des sols, protection des zones naturelles. Plutôt que de suivre les obsessions de la droite et de…
Auteur: Pierre Jacquemain

