Idéologie de la performance et de l’auto-optimisation, expérience vue comme une marchandise… Insistant sur la réussite individuelle, le message porté par le documentaire d’Inoxtag, « Kaizen », qui retrace son ascension de l’Everest, pose un ensemble de problèmes. Que se passe-t-il pour ceux qui, malgré tous leurs efforts, ne parviennent jamais à gravir leur propre « Everest » ? Ce discours socialement situé est un récit bourgeois : un monde où tout est possible.
Le message sous-tendu par le documentaire du créateur de contenus Inoxtag sur son ascension de l’Everest, visible sur Youtube et au cinéma, qui affiche plus de 20 millions de vues, pose certains problèmes. Les voici.
La société du spectacle et la glorification de l’exploit
Ce qui prime dans notre société actuelle, ce n’est plus l’expérience directe des choses, mais la représentation, la mise en scène et la diffusion de ces expériences. L’ascension de l’Everest est alors un spectacle, un produit à consommer visuellement. Le spectateur n’est plus invité à vivre l’expérience de la montagne, mais à se projeter dans cette représentation de l’effort, du dépassement de soi. Nous comprenons ainsi que la valeur de l’exploit ne réside pas dans l’effort lui-même, mais dans sa capacité à être transformé en un récit qui inspire, motive et pousse à la performance. Mais il y a une conséquence directe derrière la logique du spectacle qui nous est présenté : l’idéologie de la réussite individuelle par laquelle l’exploit devient la norme. Par ses messages, Inoxtag véhicule l’idée que chacun doit se dépasser, rêver grand et ne jamais revoir ses ambitions à la baisse. Mais qu’en est-il de ceux qui échouent malgré tout ? Que se passe-t-il pour ceux qui, malgré tous leurs efforts, ne parviennent jamais à gravir leur propre “Everest” ?
La précarité existentielle et la culpabilisation de l’échec
Ce discours…
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Auteur: dev

