« Les Forces de soutien rapide (paramilitaires) seraient en train d’encercler El Fasher, ce qui suggère qu’une attaque coordonnée contre la ville pourrait être imminente. Simultanément, les forces armées soudanaises semblent se positionner », a précisé le porte-parole. « Une attaque contre la ville aurait des conséquences dévastatrices pour la population civile. Cette escalade des tensions se produit dans une région déjà au bord de la famine ».
Apaiser les tensions
« Le Secrétaire général réitère son appel à toutes les parties à s’abstenir de tout combat dans la région d’El Fasher. L’Envoyé personnel du Secrétaire général, Ramtane Lamamra, s’engage avec les parties pour apaiser les tensions à El Fasher », a ajouté le porte-parole, Stéphane Dujarric.
De son côté, le Bureau des droits de l’homme de l’ONU a indiqué vendredi que les affrontements entre l’armée soudanaise et les paramilitaires ont tué au moins 43 civils à El Fasher depuis le 14 avril, date à laquelle les Forces de soutien rapide ont commencé à pénétrer dans la ville.
« Le Haut-Commissaire Volker Türk est gravement préoccupé par l’escalade de la violence dans et autour de la ville d’El Fasher, au Darfour Nord, où des dizaines de personnes ont été tuées au cours des deux dernières semaines, suite à l’intensification des hostilités entre les Forces armées soudanaises et les Forces de soutien rapide », a déclaré lors d’un point de presse Seif Magango, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH).
Crainte de nouvelles violences à caractère ethnique
El Fasher avait été jusqu’ici épargnée par les combats et était la dernière grande ville du Darfour échappant au contrôle des Forces de soutien rapide du général Mohamed « Hemedti » Daglo.
Selon le HCDH, des rapports indiquent que les deux parties ont lancé des attaques indiscriminées en utilisant des armes explosives à large rayon…
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Auteur: Nations Unies FR

