Insécurité dans les territoires d’Outre-mer : « Nous, les maires, nous sommes en première ligne pour lutter, mais on n’a pas de moyens pour le faire »

Les inquiétudes sont nombreuses, et partagées, par ces élus des territoires ultramarins, rassemblés dans un amphithéâtre du Palais des Congrès d’Issy-les-Moulineaux. A leurs côtés, les sénateurs de la délégation aux Outre-mer du Palais du Luxembourg ont aussi fait le déplacement. Ceux-ci ont déjà appelé l’année dernière, à « un choc régalien » dans un rapport éponyme, « dont j’espère qu’il ne restera pas lettre morte », presse la présidente Micheline Jacques (LR). « Pour obtenir des résultats pérennes, l’État doit réaffirmer sa souveraineté et user pleinement ses prérogatives », poursuit la sénatrice de Saint-Barthélemy, évoquant le développement de la coopération régionale judiciaire et policière, et la « restauration crédible » des frontières maritimes et terrestres.

« On a parfois beaucoup de mal à avoir des réponses de sécurité de l’État »

Si sur certains territoires, l’insécurité n’est « pas un phénomène nouveau », comme en Guyane, explique la maire de Cayenne Sandra Trochimara, il gagne des régions jusqu’ici plutôt épargnées. « Le sujet est devenu prégnant à l’Ile de la Réunion », s’inquiète l’édile de Petite-Ile Serge Hoareau. Il y décrit des constats qui ont doublé, avec des interpellations de plus en plus nombreuses, et l’essor de violences de « bandes ». « Toute notre population est exposée, […] du plus jeune au moins jeune. […] Toute la société est…

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Auteur: Aglaée Marchand

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