Le 16 juillet, Gérald Darmanin continuait de piétiner les «institutions républicaines» qu’il prétend défendre, en signant discrètement, malgré la défaite électorale de son camp, plusieurs décrets d’application de l’infâme loi immigration.
Parmi ces mesures votées avec l’extrême droite, et donc appliquées in extremis alors que le gouvernement est démissionnaire, l’une d’elle impose aux nouveaux arrivants en France un «contrat d’engagement au respect des principes de la République (CEPR)». Toute personne qui sollicite un titre de séjour en France devra signer ce document, comme si la nationalité française était un privilège et un contrat. Et tout étranger en France est menacé s’il contrevient à ce document.
Que contient ce contrat ? 7 «engagements» à respecter sous peine d’expulsion.
Premier engagement, «le respect de la liberté personnelle», notamment «d’aller et venir», et celle de «communiquer». Le deuxième engagement est celui de «respecter la liberté d’expression». Ces deux points ne sont respectés par aucune autorité de ce pays, et encore moins par la police. Nos dirigeants imposent des mesures liberticides, empêchent la libre circulation et abîment quotidiennement la liberté d’expression. Des journalistes sont blessés en manifestation et arrêtés, des collectifs sont dissous, des procédures anti-terroristes sont lancées contre les soutiens de la Palestine, il n’y a jamais eu autant de manifestations interdites… Pendant le confinement, des habitants ayant déployés sur leurs maisons des banderoles contre Macron ont même fini en garde à vue. La liste est infinie.
Engagement suivant : «le respect de la liberté homme-femme» et l’interdiction «d’adopter une attitude sexiste». Quatrième point : «je m’engage à respecter l’égale dignité de tous les êtres humains», notamment à respecter leur «orientation sexuelle», leur opinion, leur religion. Deux points…
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Auteur: Phonax

