La pépite du jour a été repérée sur le réseau social Bluesky, sur le compte officiel de la chaine BFM TV. Sous une publication évoquant l’opposition du parti Démocrate à Donald Trump aux USA, un commentaire a été malencontreusement publié par le même compte : «Améliore cette phrase : les démocrates appellent officiellement à destituer au plus vite Donald Trump». Cela s’appelle un prompt : une consigne donnée à une intelligence artificielle pour effectuer une tâche. Autrement dit, les communicants de BFM ont besoin d’une IA pour formuler de simples titres d’articles ! Le naufrage des médias dominants résumés en une image.
Le plus drôle n’est pas qu’ils aient recours à ChatGPT ou Grok, mais qu’ils ne sachent même pas l’utiliser. La personne chargée des titres aurait pu demander de mettre en perspective le titre, de le raccourcir, de le préciser. Mais non, elle demande juste de «l’améliorer» : pas de consigne claire, pas d’angle journalistique, pas d’idée. Du vide.
Quand elle n’utilise pas d’IA pour produire son contenu, la chaîne BFM recycle directement les communiqués de la préfecture et du gouvernement, voire de l’armée israélienne. La chaîne abreuve depuis des années la population d’un torrent ininterrompu de mensonges, d’éléments de langage formatés et de propagande policière. Nous le voyons quotidiennement sur la question palestinienne, sur le traitement des manifestations sociales et écologistes, sur les interrogatoires brutaux imposés aux élus de gauche. Tout cela n’est pas du journalisme mais du conditionnement. La preuve : sur les plateaux, on ne trouve plus que des «éditorialistes» venus d’autres médias, notamment du magazine Valeurs Actuelles, condamné pour ses publications racistes, ou du quotidien Le Figaro. Et tout ce petit monde commente l’actualité dans le confort de l’entre-soi, en déballant ses opinions, sans aucune maîtrise d’aucun…
Auteur: B

