Faut-il désarmer la police pour protéger les agents d’eux-mêmes ?
S’il fallait trouver une figure métaphorique pour décrire la majorité des policiers et gendarmes dans ce pays, on pourrait dessiner une huître enrubannée d’un uniforme. Le mollusque pour illustrer le quotient intellectuel, la brutalité et le racisme en plus.
En effet, cinq policiers en stage à la Compagnie d’intervention et de sécurisation de Paris ont été blessés suite à « la blague » d’un formateur peu scrupuleux. Ce 9 janvier 2026, cet officier plaisantin a dégoupillé une grenade fumigène lors d’un exercice, sans en informer ses collègues, et l’a balancée dans un lieu fermé. Résultat : des agents gravement intoxiqués «au monoxyde de carbone» explique la presse, et encore plus grave, un capitaine plongé dans le coma au pronostic vital engagé… Effectivement, les grenades fumigènes et lacrymogènes ne sont pas faites pour être utilisées dans des lieux fermés. Ces armes peuvent être un danger mortel.
Puisque les médias parlent d’une «grenade fumigène», il s’agit probablement d’une grenade dite FAR – Fumigène Action Rapide ou du modèle PLMP 7B avec allumeur FA6, en dotation dans la Police nationale. Celles-ci sont généralement utilisées à l’entraînement ou pour créer un simple écran de fumée en intervention, et sont les moins dangereuses. Mais leur combustion produit quand même un échappement de monoxyde de carbone qui est un gaz mortel s’il est inhalé à haute dose.
Concernant les grenades de type lacrymogène, les plus utilisées, celles contenant du gaz CS – l’abréviation du gaz toxique «Chlorobenzylidène» – et qui sont tirées par dizaines de milliers par les forces de l’ordre dans nos rues, elles sont bien plus toxiques et peuvent tuer dans un lieu clos ou à très forte concentration. Elles ont déjà causé la mort de plusieurs personnes par asphyxie lorsqu’elles ont…
Auteur: B

