Nouvelle bataille dans la guerre qui oppose l’administration Trump et la prestigieuse université de Harvard. Cette fois-ci ce sont ses étudiants étrangers qui sont visés. Dans une lettre adressée à l’établissement du Massachusetts, la ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a annoncé révoquer avec « effet immédiat » la certification du programme SEVIS (Student and Exchange Visitor) de l’université, c’est-à-dire son droit d’inscrire des étudiants étrangers.
« Si Harvard veut retrouver ce privilège, elle doit fournir dans les 72 heures toute une série d’informations dont elle disposerait sur d’hypothétiques activités illégales menées par ses étudiants étrangers ces cinq dernières années », a-t-elle écrit sur X. Il est reproché à Harvard de favoriser « la violence, l’antisémitisme et de se coordonner avec le Parti communiste chinois sur son campus ». Les multiples manifestations de soutien à la Palestine et contre le gouvernement israélien avaient provoqué l’ire du gouvernement américain.
Pour récupérer son habilitation, l’université doit également transmettre les documents qu’elle possède sur la participation d’étudiants étrangers à des manifestations ou encore les éventuels dossiers disciplinaires de ces élèves. Si l’établissement a toujours refusé de fournir les éléments demandés, le bras de fer est définitivement engagé avec le gouvernement.
Harvard attaque le gouvernement…
Auteur: Marius Texier

