On comptait déjà 360 plans de licenciements et 200 000 à 300 000 emplois menacés dans le pays, trois grands groupes viennent d’en rajouter une couche : ArcelorMittal (630 suppressions d’emplois), STMicroelectronics (1000) et LVMH (1200).
Ces annonces sont significatives de la rapacité du grand patronat et de sa dictature sur l’économie et la société.
En ce qui concerne LVMH, c’est caricatural. La multinationale affiche un bénéfice supérieur à 12 milliards. Elle a versé trois milliards de dividendes à son principal actionnaire, l’empereur du luxe et l’homme le plus riche du pays, le dénommé Bernard Arnault. L’équivalent d’un Smic toutes les 15 secondes.
Ce Monsieur ne compte qu’en milliards, mais il n’en a pas encore assez : il veut que sa filiale Moët Hennessy soit plus rentable. 1200 postes seront donc supprimés par non-remplacement des salariés qui partent à la retraite. À charge pour ceux qui restent de travailler double et de faire rentrer l’argent de Monseigneur !
ArcelorMittal et STMicroelectronics ont chacun dépassé le milliard de profits en 2024. Et comme si cela ne suffisait pas, ils ont été gavés d’argent public au nom de la politique de réindustrialisation.
Le gouvernement a accordé 300 millions d’aides à ArcelorMittal et s’est engagé à investir 850 millions dans la décarbonation de son site de Dunkerque. Pour STMicroelectronics, le cadeau est encore plus gros, puisqu’en échange de la création de 1000 emplois, le gouvernement lui a promis 2,9 milliards d’aides pour agrandir son usine de semi-conducteurs de Crolles, en Isère.
Quand les aides sont destinées à des travailleurs, les chiens de garde patronaux dénoncent « l’assistanat » et ceux qui « abusent ». Là, il s’agit de centaines de millions d’euros et de milliards accordés à des groupes richissimes, lesquels ne se donnent même pas la peine de respecter leur parole de développer l’industrie et l’emploi. Mais…
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