« Réseaux sociaux : interdire pour protéger ? ». L’intitulé de la table ronde organisée ce mardi au Sénat ne traduit pas tout à fait la teneur des débats. Au moins aurait-il fallu transformer la question en affirmation. Car en trois heures, personne parmi les sénateurs et experts réunis dans la salle Clémenceau, heureusement climatisée, n’a émis d’objection à l’interdiction les réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans.
« Personne ici ne conteste l’idée d’interdire leur usage à partir du moment où leur nocivité est établie », a résumé le sénateur Laurent Lafon (Union centriste), président de la commission de la culture. Déficit d’attention, troubles cognitifs, nomadisme, prise de poids, santé mentale… l’addictologue Amine Benyamina a rappelé aux élus les conséquences néfastes avérées de la consommation des réseaux sociaux, alors que les 11-14 ans passent presque 5 heures par jour en moyenne sur les écrans.
Ce préalable évacué, les discussions ont porté sur les conditions de mise en œuvre de cette mesure sensible sur le plan juridique. Là aussi, le consensus a primé, au diapason des propositions de la sénatrice centriste Catherine Morin-Desailly, rapporteure du texte sur l’interdiction aux moins de 15 ans que la Chambre haute a largement remanié sous son impulsion.
Bataille d’interprétation entre le Sénat et le gouvernement
Des soutiens opportuns alors qu’une bataille…
Auteur: Christian Mouly

