Explications sur la nouvelle offensive macroniste contre les libertés numériques
La France sera-t-elle le premier pays d’Europe à empêcher tout anonymat sur les réseaux sociaux ? C’est en tout cas la voie qui est empruntée ces derniers jours, avec le vote d’une loi visant à «interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans» votée par les députés d’extrême droite, les macronistes et leurs alliés du PS.
Commençons par démonter le prétexte : avec cette loi, Macron prétend vouloir «protéger la santé mentale des adolescents». Son recours systématique au mensonge n’est plus à démontrer : le gouvernement sacrifie la jeunesse depuis des années. Destruction de l’Éducation Nationale, réduction dramatique de l’accès aux soins psychologiques, mesures de confinement qui ont créé une épidémie de troubles anxieux chez les plus jeunes, précarisation du travail, répression des fêtes et des moments de détente, encadrement militarisé et retour du service militaire… Macron et ses amis n’offrent à la jeunesse qu’un futur sans avenir, sans joie, sans épanouissement, sans perspective. Lorsqu’il prétend vouloir aider les jeunes avec cette loi, c’est évidemment avec des mauvaises intentions.
L’autre argument justifiant ce contrôle du net est la lutte contre la pédocriminalité. Or, nous avons vu toute l’année dernière un Premier Ministre, François Bayrou, qui a littéralement couvert pendant des années un gigantesque scandale d’agressions d’enfants dans un établissement privé de sa propre ville. Plus globalement, les autorités françaises ne font rien pour traiter le phénomène massif et gravissime de pédocriminalité, notamment dans les écoles privées et les services d’Aide sociales à l’enfance gérés par l’État, malgré les alarmes répétées de militant·es comme Lyes Louffok. La pédocriminalité bénéficie par ailleurs d’une impunité massive et d’une…
Auteur: B

