Sous la pression du syndicat policier d’extrême droite « Alliance » la préfète du Rhône Fabienne Buccio et la mairie de Lyon ont fait interdire les quatre dernières soirées du Lyon Antifa Fest. Plusieurs dizaines de policiers se sont déjà rendu sur les lieux de la conférence sur la Palestine de ce mercredi soir, ou devait intervenir Salah Hamouri, pour faire exécuter l’interdiction ordonnée par la mairie de Lyon.
Le LAF fait l’objet de pressions politiques et médiatiques depuis déjà plusieurs années. En 2021 à la sortie du covid, la région Auvergne Rhone-Alpes dirigée par Laurent Wauquiez avait fait pression sur le CCO qui accueillait le festival depuis des années en menaçant de leur sucrer leurs subventions. Il s’était basé sur un extrait d’un concert de 2015 pour pointé du doigt et réprimer les positions politiques critiques de l’institution policière porté par le festival, le tout en sous-entendant que le festival bénéficiait de subvention publique. Le festival avait finalement eu lieu, mais délocalisé dans la salle de concert autogéré du Grrrnd Zero. La Région a d’ailleurs été récemment condamnée par le Tribunal Administratif à verser les subventions supprimées au CCO. L’année suivante, le festival n’avait pas pu se faire faute de lieux pour l’accueillir avant de renaître de ses cendres en 2023 à l’occasion des 10 ans de celui-ci dans la nouvelle salle du CCO.
Mais ces interdictions font aussi écho à la récente campagne médiatique sécuritaire autour de la fête des lumières. En effet l’arrête d’interdiction fait mention des projections de messages antifascistes et critique de l’institution policière effectué par les soulèvements de la terre lors de la fête des lumières et qui ont fait grand bruit dans la presse et parmi les responsables politiques. Il est pour eux impensable que des discours critiques ou radicaux s’invite lors d’une fête commercial et touristique censé…
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