Après la mort du Guide suprême Ali Khamenei, pour l’activiste Mona Jafarian, c’est l’espoir d’un peuple entier qui renaît. Pour elle, l’intervention israélo-américaine résonne comme « un moment historique de l’histoire de l’Iran » et celle qui est resté en contact permanent avec des iraniens rapporte des scènes de liesses ayant eu lieu le 28 février, date des premières frappes américaines. « Après ce qu’ils ont vécu ils n’y croyaient presque plus à ce qui est en train d’arriver […] il y a eu des effusions de joie » explique-t-elle.
Si le régime semble se maintenir après une semaine de frappes, la militante franco-iranienne assure qu’« il n’y aura aucune marche arrière possible (…) On n’est pas seulement en train d’assister à une révolution sur le terrain mais aussi une révolution culturelle. »
L’équation de l’armée iranienne
Depuis plusieurs décennies, le régime théocratique a verrouillé les institutions du pays pour empêcher toute contestation. Et en premier lieu l’armée, qui à la fois protège la dictature mais qui selon Mona Jafarian, pourrait aussi participer à la renverser : « On a un facteur dans cette équation, c’est l’armée régulière iranienne qui est très différente des Gardiens de la Révolution islamique, qui est composée majoritairement de jeunes. Et ces jeunes qui manifestent la nuit, sont ceux qui enfilent l’uniforme et qui vont dans les casernes la journée. Donc les…
Auteur: Rédaction Public Sénat

