Un enseignant de la Sorbonne Nouvelle revient sur l’intervention des CRS dans l’établissement les 5 et 22 octobre, à la demande de Daniel Mouchard (sic), président de l’université. Il s’agit de prendre la mesure de ce qu’implique politiquement le recours au forces de l’ordre pour évacuer étudiants et professeurs de leur lieu de travail.
Le 5 octobre 2026 la présidence de la Sorbonne nouvelle a fait intervenir les forces de l’ordre en réponse à un blocage, décidé par une assemblée générale rassemblant des centaines d’étudiants. L’évacuation s’est accompagnée d’un cortège de violences contre les étudiants et contre les personnels (qui n’ont pas été mis au courant de l’intervention imminente des forces de « l’ordre » sur leur lieu de travail).
L’université a ensuite été fermée du 5 au 20 octobre. Désavoué de toute part, le président et son équipe ont annoncé le 19 octobre leur démission prochaine, fixée au 11 décembre. À la réouverture du campus Nation le 20 octobre, une occupation a été décidée et les étudiants, ainsi qu’un certain nombre de personnels enseignant, ont organisé des cours libres et d’autres événements sur le campus. Le président étant « empêché » à partir du 21 octobre, la direction générale des services, prétextant que certaines normes de sécurité incendie n’avaient pas été respectées par les occupants, a demandé aux forces de l’ordre d’évacuer pour la seconde fois l’université le 22 octobre au soir.
Les rêves sont toujours empêchés par des gens qui ne savent pas rêver
Les images des CRS pénétrant par centaines dans l’Université sont terribles, glaçantes, impardonnables. Elles me dégoûtent, me font honte de ma propre lâcheté : tous, vacataires, maîtres de conférence, professeurs, membres du personnel, nous devrions, dès que de telles horreurs parviennent à notre connaissance, nous précipiter sur les…
Auteur: dev
