Est-ce que vous pouvez vous présenter brièvement ?
C : J’ai commencé à militer à Bordeaux à mes 17 ans, au sein de l’Athénée Libertaire dans un collectif qu’on avait créé pour la régularisation de tous les sans-papiers suite à une mobilisation pour une personne immigrée de Montreuil qui s’était faite arrêter à Bordeaux. A l’époque, il n’y avait pas d’autre collectif que RESF [1] Suite à cette rencontre avec les gens de Montreuil, on a créé le CRSP (Collectif pour la Régularisation de tous les Sans Papiers) et on se réunissait à l’Athénée Libertaire.
C’est un lieu dans lequel j’ai, par la suite, continué de militer avec OCT (Ovaires et contre tout) puis ensuite avec le Graaf (Groupe de résistance Anticapitaliste et Antifasciste).
En 2016, il y a l’ouverture du local fasciste Le Menhir [2] et j’ai participé à la fondation du Pavé Brûlant. C’est aussi dans ses années où beaucoup de choses changent dans ma vie, maternité, travail, etc. J’ai milité jusqu’à ce que se crée l’OAB [3], en 2021.
F : De mon coté j’ai commencé à zoner en concert, en manif, au stade. Je ne me dirigeait pas vraiment vers une tendance politique à la base, on avait simplement une culture de perpétuation de ce qu’avaient fait les anciens, c’est-à-dire dégager les fafs pour faire en sorte que les rues soient cleans. Puis, avec des potes du stade et quelques autres politisés on a monté le Collectif Antifa. Cette période a duré 5 ans environ, on était, il faut le dire, pas très ouverts, avec toujours la même vingtaine de personnes. On a organisé de nombreux concerts et des soirées. On traînait pas mal dans la rue et on faisait le lien avec les gens du stade pour mettre un coup de poing quand c’était nécessaire. Après ça, je me suis globalement mis en retrait des groupes politiques.
Aujourd’hui, Bordeaux est une ville assez épargnée en terme d’activité fasciste par rapport à Lyon ou…
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