Pourquoi Kamala Harris a attendu autant de temps avant de se livrer à l’exercice de l’interview télévisée ?
Elle a effectivement été particulièrement prudente cet été. Elle s’est concentrée sur la préparation et la tenue de la convention démocrate, dont le but est de mobiliser les électeurs et de lever des fonds. Harris n’avait pendant cette période aucun intérêt à prendre des positions trop clivantes. Sa stratégie est simple : aller à la conquête de l’électeur médian, hésitant, voire même séduire les républicains modérés. Elle fait une campagne centriste. En même temps, elle marche sur une ligne de crête car elle a un bilan à défendre en tant que vice-présidente et doit se positionner en tant que challenger. Sa tactique est d’en dire le moins possible, ne pas prendre de risques afin de se présenter comme l’alternative à Trump.
Sur le fond, nous n’avons pas appris grand-chose de l’interview, hormis le fait qu’elle “n’interdirait pas” la fracturation hydraulique et qu’elle poursuivrait la politique américaine actuelle au Proche-Orient…
Dans ce genre de format d’interview télévisée, Kamala Harris est moins à l’aise que dans les grands meetings de la convention démocrate où tout est scripté à l’avance. Nous avons eu le droit à des réponses vagues, voire à des non-réponses. Les médias américains avaient fait beaucoup de bruit autour de cette première grande interview. Elle a duré moins…
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Auteur: Steve Jourdin

