On a beaucoup parlé des occupations d’universités en soutien à la Palestine, celle de Science Po à Paris ainsi que toutes celles qui ont essaimé aux États-Unis. Nous publions cette semaine le récit de l’occupation de l’Université Libre de Bruxelles doublé d’une étonnante schizoanalyse Deleuzo-Guattarienne.
Aucune mobilisation estudiantine depuis 2009 et avant cela 1968 n’a autant marqué l’actualité de l’Université libre de Bruxelles (ULB).
Un bâtiment de l’université sur le campus du Solbosch a été occupé du 7 mai au 25 juin 2024 par des étudiant•es en soutien au peuple palestinien essuyant l’intensification des offensives et la purge ethnocidaire israéliennes depuis les attentats du 7 octobre 2024. Les revendications portent sur les liens qu’entretient l’ULB avec le régime israélien. Une université populaire de Bruxelles s’est formée avec sa logique interne de fonctionnement. La levée de bouclier venant de la fachosphère française et belge contre ce mouvement, trahit la complicité des universitaires et intellectuel•les s’autoproclamant neutres, laïc•ques et républicain•es. Nous proposons de revenir sur cette période historique à travers une chronique de la mobilisation puis d’une analyse schizoanalytique d’un mouvement subversif fortement pourfendu dans les médias et par les personnalités politiques conservatrices.
« Les questions importantes dans la lutte palestinienne pour la liberté et l’autodétermination sont minimisées et rendues invisibles par ceux et celles qui tentent d’assimiler à du terrorisme la résistance palestinienne contre l’apartheid israélien. »
Angela Davis
Depuis le 7 octobre 2023, le cabinet de guerre de Benjamin Netanyahu coordonne et intensifie des bombardements et raids terrestres sur la bande de Gaza. Ce siège a déjà entrainé, 8 mois plus tard, la mort de plus de 38 000 Palestinien•nes, la destruction de nombreuses infrastructures…
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Auteur: dev

