Introduction : Depuis l’un des ponts de dignité qui unissent les cinq continents
Pour commencer cette seconde série dédiée au mouvement zapatiste, nous souhaiterions restaurer l’un des nombreux ponts de solidarité internationale, certes ponctuel, mais bien durable, ayant récemment permis de relier, malgré les distances géographiques et les différences de calendriers, deux importants mouvements de lutte dans le monde : le mouvement zapatiste et les Soulèvements de la Terre.
Ici, la comparaison n’est pas de mise, il s’agit simplement de prendre la mesure de l’énergie rebelle que les complicités planétaires des luttes en bas et à gauche et pour la vie suscitent.
Nous avons vu que le mouvement zapatiste est une préfiguration utopique particulièrement conséquente, et à bien des égards inspirante, tant pour ses expérimentations politiques de l’autonomie rebelle que pour ses conceptions philosophiques d’une ontologie rebelle. Sans prétendre avoir abordé l’ensemble des contributions théorico-pratiques du mouvement zapatiste pour nos recherches-actions écologiques et anticapitalistes, critiques de la Modernité occidentale et de l’Etat, nous pouvons néanmoins d’ores et déjà considérer la préciosité des semences zapatistes.
Depuis le calendrier de l’année 2021 et la géographie nommée France, le mouvement de composition paysanne, écologiste et anticapitaliste, Les Soulèvements de la Terre, a ouvert une brèche de résistance et de rébellion contre le complexe agro-industriel et les industries du béton, principalement responsables de l’artificialisation des sols, de l’accaparement des terres cultivables, de la détérioration des écosystèmes et de la disparition de la biodiversité, et pour la rediffusion de cultures paysannes agro-écologiques et de savoirs autonomistes. Sans développer les apports considérables des Soulèvements de la Terre à nos recherches-actions, nous pouvons constater que…
Auteur: dev

