Crises environnementales, sociales et économiques… le secteur financier ne peut faire l’économie de la prise en compte des effets de ses actions sur la société. L’investissement d’impact a émergé comme un moyen de prendre en compte ces problématiques en intégrant, à côté de la quête de rentabilité financière, l’atteinte d’objectifs sociaux et environnementaux. Si cette innovation financière est née et s’est surtout développée aux États-Unis et en Europe, elle gagne en popularité dans les pays émergents, notamment Africains.
L’investissement d’impact se distingue des autres formes d’investissement par deux principes cardinaux : l’intentionnalité et l’additionnalité. L’intentionnalité implique que les investisseurs d’impact cherchent un équilibre entre rentabilité et impact, alors que les investisseurs traditionnels prennent leur décision d’investissement uniquement à partir du retour financier espéré. Concrètement, cela implique qu’un investisseur d’impact va accepter un retour sur investissement réduit dans la mesure où l’investissement génère un effet positif pour la communauté qu’il soit économique, social ou environnemental. L’additionnalité implique, elle que les investisseurs d’impact ciblent en priorité des entreprises, secteurs ou géographies ignorés par les autres financeurs.
En dehors de ces différences, les investisseurs d’impact ont un mode de fonctionnement similaire aux autres investisseurs. Ils utilisent leurs capitaux (provenant de diverses sources) afin de les allouer pour financer des entreprises ou projets. Ils recourent le plus souvent à un financement par prise de participation c’est-à-dire un achat de titre de propriété pour une revente ultérieure avec une espérance de plus-value.
+15 % par an
Un intérêt croissant pour l’investissement d’impact se manifeste dans les pays en développement en général et en Afrique en particulier….
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Auteur: Florian Léon, Chargé de recherche, Fondation pour les Etudes et Recherches sur le Développement International (FERDI); Chercheur associé au CERDI (UMR UCA-CNRS-IRD), Université Clermont Auvergne (UCA)

