Le candidat principal au poste de premier ministre en Irak, Nouri Al Maliki, a dénoncé mercredi 28 janvier l’ingérence de Donald Trump, qui a affirmé la veille que les États-Unis ne viendraient « plus en aide » au pays s’il devait revenir au pouvoir.
« Nous rejetons catégoriquement la flagrante ingérence américaine dans les affaires internes à l’Irak », a-t-il écrit sur X, critiquant une « violation » du « système démocratique » instauré en Irak après l’invasion américaine de 2003. Il a assuré qu’il travaillerait « jusqu’à la fin pour œuvrer en faveur des intérêts les plus élevés du peuple irakien ». Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés près de l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad pour dénoncer les menaces de Donald Trump.
« J’ai entendu dire que le grand pays qu’est l’Irak pourrait faire un très mauvais choix en réinstallant Nouri Al Maliki au poste de premier ministre », avait déclaré mardi le président américain.
« La dernière fois que Maliki était au pouvoir, le pays a sombré dans la pauvreté et le chaos total. Cela ne doit pas se reproduire », a-t-il souligné, en ajoutant qu’« en raison de ses politiques et idéologies insensées, s’il est élu, les États-Unis d’Amérique ne viendront plus en aide à l’Irak ».
Un premier départ sous la pression de Washington
Figure de la vie politique irakienne âgée de 75 ans, Nouri Al Maliki a reçu samedi l’appui de la principale alliance chiite du pays, le Cadre de coordination, qui détient la majorité au Parlement et a des liens avec Téhéran, pour redevenir premier ministre. Perçu comme proche de l’Iran, il avait quitté le pouvoir en 2014 sous la pression de Washington.
Cette nomination inquiète au plus haut niveau à Washington, où le secrétaire d’État Marco Rubio a mis en garde dès dimanche contre la formation d’un gouvernement pro-iranien en…
Auteur: La Croix (avec AFP)

