Il a vu ses rizières, autrefois luxuriantes, se réduire ces dernières années sous l’effet d’une sécheresse persistante. Pour l’agriculteur irakien, Muntazer al-Joufi, le moment est venu de réagir, en recourant à des semences plus résistantes et des techniques d’irrigation économes en eau.
« C’est la première fois que nous utilisons des techniques modernes qui consomment moins d’eau » pour cultiver le riz, explique M. Joufi, en inspectant ses terres à Najaf, dans le centre de l’Irak.
« Il y a une énorme différence » par rapport à l’inondation du champ, souligne ce quadragénaire, en référence à la méthode traditionnelle, consistant à laisser la terre submergée tout l’été, de culture du riz.
Quatre années consécutives de sécheresse et de baisse des précipitations ont nui à sa production dans ce pays, où il constitue avec le pain un aliment de base.
L’Irak, qui se remet encore d’années de guerre et de chaos, est classé par l’ONU parmi les cinq pays les plus vulnérables au changement climatique au monde, frappé par la pénurie d’eau, les vagues de chaleur et le tarissement des rivières.
Muntazer al-Joufi fait partie des fermiers qui reçoivent le soutien du ministère de l’Agriculture pour sauver la production locale.
« Chaque parcelle de terre »
Les méthodes innovantes consistent à associer des semences de riz résistantes à des systèmes d’irrigation modernes.
Sous le soleil brûlant et par une température frôlant les 50 degrés Celsius, M. Joufi marche dans son champ boueux d’un hectare, s’arrêtant pour relancer des arroseurs défectueux épars.
Maintenant, se réjouit-il, il suffit « d’une seule personne pour ouvrir les arroseurs et l’eau…
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Auteur: AFP


