Dans un communiqué, le chef du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, estime que Téhéran intensifie son recours à la peine capitale « pour semer la peur au sein de la population et réprimer la dissidence ».
Selon lui, au moins 56 personnes ont été exécutées depuis le 19 mars 2026 pour des infractions liées à la sécurité nationale, dont 27 d’entre elles avaient été condamnées dans des affaires en lien avec les manifestations du début de l’année. Plusieurs exécutions auraient en outre été menées en public.
Des condamnations prononcées au pas de charge
Plus d’une centaine d’autres personnes se trouvent actuellement sous le coup d’une condamnation à mort pour des accusations similaires, selon le Haut-Commissariat.
L’agence onusienne souligne également que les exécutions pour des infractions liées aux stupéfiants se poursuivent à un rythme qu’elle juge « alarmant ».
Au-delà du nombre de condamnations, c’est leur déroulement qui alarme également l’ONU. Elle dénonce notamment l’absence persistante de garanties d’un procès équitable et d’une procédure régulière, ainsi que des informations faisant état d’aveux obtenus sous la torture ou d’autres mauvais traitements.
« Certaines [condamnations] auraient eu lieu quelques semaines seulement après l’arrestation. Douze prévenus auraient été condamnés à mort à l’issue d’une seule audience à huis clos d’une durée de trois heures », a regretté M. Türk. Le haut responsable exhorte Téhéran à mettre immédiatement fin aux exécutions et à s’engager sur la voie de l’abolition de la peine capitale.
« La peine de mort est incompatible avec le droit à la vie et inconciliable avec la dignité humaine. Une telle peine n’a pas sa place dans notre monde ».
Les inquiétudes s’accumulent
Cette nouvelle alerte prolonge une série de mises en garde formulées ces dernières semaines par les mécanismes…
Auteur: Nations Unies FR

