« Les accusations portées contre Mme Pakhshan Azizi ne correspondent pas au seuil des ‘crimes les plus graves’ requis par le droit international pour la peine de mort », estime les experts dans un communiqué de presse du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme.
« Sa condamnation à mort constitue une grave violation du droit international des droits de l’homme », déplorent-ils.
Mise à l’isolement
Pakhshan Azizi a été arrêtée à Téhéran, le 4 août 2023, par les services de renseignement iraniens et détenue à l’isolement dans le quartier 209 de la prison d’Evin, dans la capitale, pendant cinq mois. Le 23 juillet 2024, la 26ème chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran l’a condamnée à mort pour « rébellion armée contre l’État (baghy) » et « appartenance à des groupes d’opposition », ainsi qu’à quatre ans de prison pour appartenance présumée au Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK). Le 8 janvier 2025, une chambre de la Cour suprême a confirmé la condamnation à mort.
« L’arrestation et la condamnation de Mme Azizi semblent être uniquement liées à son travail légitime en tant qu’assistante sociale, notamment son soutien aux réfugiés en Iraq et en Syrie », dénonce le groupe d’experts de l’ONU.
Tortures psychologiques et physiques
Les experts tirent la sonnette d’alarme face aux informations selon lesquelles Mme Azizi aurait été soumise à de graves tortures psychologiques et physiques en isolement afin d’obtenir des aveux, tout en se voyant refuser l’accès aux visites familiales et à la représentation juridique de son choix. Ils notent que plusieurs membres de la famille de Mme Azizi ont également été temporairement détenus et ont fait l’objet d’accusations liées à la sécurité nationale de l’Iran, vraisemblablement pour faire pression sur Mme Azizi afin qu’elle avoue.
« Le recours à la torture pour obtenir des aveux et le déni du droit à un…
Auteur: Nations Unies FR

