Une phrase lancée à l’adresse des Iraniens a de quoi faire frémir tous ceux qui ont de l’empathie pour ce peuple : « Prenez le pouvoir ! » L’auteur en est évidemment Donald Trump, toujours aussi irresponsable ou indifférent quand il s’agit du sort des peuples. Certes, Ali Khamenei, le guide suprême, est mort, et avec lui, le chef des gardiens de la révolution islamique, Mohammad Pakpour, et Ali Shamkhani, proche conseiller du guide. Certes, le pouvoir est décapité, même si l’on s’est empressé à Téhéran d’annoncer la nomination d’un conseil de transition présidé par l’ayatollah Alireza Arefi.
Si le régime n’a pas les moyens de riposter à l’armada américano-israélienne, il peut encore tirer sur les manifestants.
Mais la phrase de Trump fait peur car si le régime n’a pas les moyens de riposter à l’armada américano-israélienne, il peut encore tirer sur les manifestants, comme il l’a fait au mois de janvier, et provoquer un nouveau bain de sang. C’est même probablement tout ce qui reste au régime : sa capacité à se venger sur son peuple. Ali Khamenei est mort, mais la haine des mollahs et des gardiens de la révolution est toujours là. Au mois de janvier déjà, Trump avait invité les habitants de Téhéran à partir à l’assaut du régime à mains nues.
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On se souvient de son « allez-y, l’aide est en chemin ». Mais l’aide n’était pas en chemin. Bilan : 40 000 morts. On l’a déjà oublié ! Évidemment, on ne peut que se réjouir de la disparition du tyran. Ce serait trop long ici de récapituler tous les massacres commis aux ordres de cet homme depuis 37 ans. N’en citons que deux : en 2009 quand la…
Auteur: Denis Sieffert

