Les guerres asymétriques soulèvent toujours les mêmes questions. Face à l’attaque israélo-américaine, l’Iran a riposté par des tirs de missiles et des frappes à l’aide de drones qui ont touché une dizaine de pays en trois jours – notamment des pays du Golfe. L’Iran, qui n’est pas en capacité de riposter directement par des moyens militaires conventionnels, tente ainsi de mettre la pression sur les alliés des Etats-Unis et d’Israël et pourrait – dans la même logique – tenter de frapper ces mêmes alliés par des actions terroristes. « On sait que l’Iran est spécialiste des attentats. Beaucoup de Français sont morts dans des attentats liés au fondamentalisme chiite. On ne le voulait pas, mais on est partie prenante de cette guerre, ne nous trompons pas », a averti le général Desportes sur notre antenne ce lundi 2 mars.
Vincent Desportes fait ici référence à la vague d’attentats dits « de Paris », qui a touché l’Île-de-France en 1985-1986. Une quinzaine d’attentats à la bombe perpétrés par des membres du Hezbollah font 14 morts et plus de 300 blessés entre décembre 1985 et septembre 1986, avec notamment sept personnes tuées devant le magasin Tati, rue de Rennes dans le 6ème arrondissement de Paris. En 2018, un attentat contre un rassemblement d’opposition iranienne à Villepinte, impliquant notamment un diplomate iranien, a été déjoué par les services français.
« Mesures de sécurisation renforcée à…
Auteur: Louis Mollier-Sabet

