Les médias américains ont accordé une attention disproportionnée aux Iraniens favorables à la guerre. En réalité, il existe au sein de la diaspora iranienne un courant puissant qui soutient fermement la lutte pour une démocratie iranienne par en bas, tout en s’opposant avec la même fermeté à la guerre odieuse menée par les États-Unis et Israël.
Pour les Iraniens qui imaginent un avenir démocratique, l’année 2026 avait commencé sous le signe d’un espoir exaltant : le plus grand soulèvement d’une série de révoltes depuis le tournant du millénaire. Il a commencé le 28 décembre 2025 par une grève des commerçants du Grand Bazar de Téhéran, une couche sociale traditionnellement favorable au régime, désormais excédée par l’effondrement brutal de la monnaie nationale. À mesure que les manifestations de masse se propageaient dans tout le pays, un arrêt de travail déclenché par des revendications économiques rallumait la révolte politique latente contre la République islamique, dans sa plus forte explosion à ce jour.
Mais, tout aussi soudainement, deux atrocités ont mis un coup d’arrêt aux protestations. D’abord, à la faveur d’une coupure d’Internet, les forces de sécurité de la République islamique ont perpétré un massacre aveugle, transformant le plus grand soulèvement depuis des décennies en plus grand carnage. Quelques semaines plus tard, les États-Unis et Israël ont lancé une guerre illégale, tuant des civils et détruisant leurs infrastructures : écoles et universités, routes et ponts, hôpitaux et sites patrimoniaux. Ce qui avait commencé comme un moment d’espoir est ainsi devenu l’un des épisodes les plus sombres de l’histoire moderne de l’Iran : non pas un, non pas deux, mais trois gouvernements ont pris la vie de milliers d’Iraniens en l’espace de quelques mois seulement.
La lutte pour la démocratie en Iran, face à la répression intérieure et à l’intervention…
Auteur: romain romain

