Le président de l’Iran Ebrahim Raïssi, qui a trouvé la mort dans le crash de l’hélicoptère qui le transportait, aux côtés de plusieurs autres dignitaires de la République islamique dont le ministre des Affaires étrangères Hossein Amir Abdollahian, était un loyaliste de longue date. Sa disparition représente un coup dur pour les dirigeants conservateurs du pays.
Le Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a annoncé un deuil public de cinq jours à la suite de la confirmation de la mort de celui qui, pour bien des observateurs, apparaissait comme son successeur désigné.
Quelles seront les conséquences de la mort brutale de Raïssi pour un État iranien rongé par le chaos à l’intérieur et impliqué dans de multiples confrontations au niveau international ?
Qui était Ebrahim Raïssi ?
Raïssi était un apparatchik de premier plan de la République islamique et un protégé d’Ali Khamenei, qui détient la réalité du pouvoir dans la République islamique depuis qu’il est devenu Guide suprême en 1989, après avoir lui-même exercé la fonction présidentielle au cours des huit années précédentes.
Avant d’accéder à la présidence en 2021, Raïssi avait occupé divers postes au sein de l’appareil judiciaire, sous l’autorité du Guide suprême. En tant que procureur, il avait siégé au sein du comité qui a condamné à mort des milliers de prisonniers politiques après la fin de la guerre Iran-Irak en 1988.
Ces exécutions lui ont valu d’être surnommé « le boucher de Téhéran » et de faire l’objet de sanctions de la part des États-Unis, tandis que des organisations internationales de défense des droits de l’homme ont appelé à ce qu’il soit jugé pour crimes contre l’humanité.
À partir de 2006,…
La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Eric Lob, Associate Professor of Politics and International Relations, Florida International University

