António Guterres a appelé à la retenue et au rétablissement immédiat des communications, alors que les troubles entrent dans leur troisième semaine.
« Tous les Iraniens doivent pouvoir exprimer leurs griefs pacifiquement et sans crainte », a déclaré son porte-parole dans un communiqué publié dimanche après-midi. « Les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique, tels qu’ils sont consacrés par le droit international, doivent être pleinement respectés et protégés ».
Le Secrétaire général a demandé aux autorités iraniennes de s’abstenir de tout usage inutile ou disproportionné de la force. Il a également appelé à prendre des mesures pour permettre l’accès à l’information, notamment en rétablissant les communications.
Rétablir les communications
L’accès à l’Internet et aux réseaux mobiles a été coupé le soir du 8 janvier, restreignant fortement l’accès à l’information alors que la violence s’intensifiait.
Les manifestations ont débuté le 28 décembre suite à l’effondrement soudain de la monnaie nationale iranienne et se sont depuis étendues à une quarantaine de villes du pays.
Des dizaines de personnes, dont au moins cinq enfants, ont été tuées et de nombreuses autres blessées. Le Parlement iranien a également fait état de décès parmi les forces de sécurité.
Vendredi, le chef des droits de l’homme de l’ONU, Volker Türk, s’est dit profondément préoccupé par les informations faisant état de violences lors des manifestations.
« Le droit de manifester pacifiquement, tel que consacré par le droit international, doit être protégé », a déclaré M. Türk dans un commentaire adressé à la presse. « Tous les décès doivent faire l’objet d’une enquête rapide, indépendante et transparente. Les responsables de toute violation doivent rendre des comptes conformément aux normes et standards internationaux ».
Respecter la liberté d’expression
Le chef des droits de l’homme de…
Auteur: Nations Unies FR

