« Le droit de la guerre est sans équivoque. Les civils et les biens de nature civile sont protégés. Tous les États et tous les groupes armés doivent le respecter », a déclaré sa porte-parole, Ravina Shamdasani, mardi à Genève.
Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Volker Türk, « appelle toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue, à prévenir toute nouvelle escalade et à prendre toutes les mesures possibles pour protéger les civils », a-t-elle ajouté.
L’ONU exige une enquête sur l’attaque contre l’école de Minab
Sur le terrain, le nombre de décès dûs au conflit s’accumulent. En Iran, la Société du Croissant-Rouge iranien estime le nombre de morts à 787.
« Lors de l’incident le plus meurtrier et le plus dévastateur, des dizaines de filles ont été tuées ou blessées lorsque l’école a été touchée en pleine journée scolaire », a détaillé Mme Shamdasani.
Face à ce drame, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) demande une enquête « rapide, impartiale et exhaustive ».
La porte-parole du HCDH a rappelé que les attaques visant des civils ou des biens civils, ainsi que les attaques aveugles, « peuvent constituer des crimes de guerre », tout en soulignant qu’on ne disposait pas encore d’informations complètes sur l’attaque de Minab pour pouvoir tirer cette conclusion.
« Le Haut-Commissaire exhorte toutes les parties à faire preuve de raison et à mettre fin à ces violences. Le retour à la table des négociations est l’unique voie pour mettre fin aux massacres, aux destructions et au désespoir », a-t-elle insisté.
Le site nucléaire iranien de Natanz bombardé
Au quatrième jour de cette guerre, le conflit s’étend au Moyen-Orient.
Selon le HCDH, outre l’Iran et Israël, les hostilités ont touché 12 autres États, détruisant ou endommageant des habitations privées, des bureaux et des entreprises, des aéroports, des infrastructures énergétiques,…
Auteur: Nations Unies FR

