Soutenir la révolte, refuser la fausse démocratie poussée par l’Occident.
Depuis deux semaines, le peuple iranien se soulève contre un régime autoritaire, théocratique et ultra-conservateur. Mais cette révolte s’inscrit dans une lutte beaucoup plus longue. Depuis des années, des Iraniennes et des Iraniens risquent leur vie face à la répression, aux arrestations, à la torture et aux assassinats. Les mouvements se succèdent. Dans la continuité des soulèvements de 2019 et de 2023, la lutte actuelle est juste. Elle mérite un soutien clair, total et sans ambiguïté.
Soutenir corps et âme les victimes de la République islamique et désirer la chute du régime, comme des millions de personnes à travers le monde, ne signifie pas soutenir les alternatives mises en avant par les médias dominants et les puissances géopolitiques. Ces derniers jours, une figure est régulièrement présentée comme une option crédible pour « l’après » : Reza Pahlavi.
Reza Pahlavi n’est pas une figure neutre. Il est l’héritier direct de l’ancienne monarchie iranienne un régime autoritaire et violent, historiquement soutenu par les États-Unis. Un régime qui a gouverné par la répression, la police politique, la censure et la torture, bien loin de toute idée de liberté. Ce régime a été renversé par le peuple iranien en 1979. Faire chuter une dictature théocratique pour restaurer une monarchie sanguinaire n’a, pour nous, aucune signification émancipatrice.
Reza Pahlavi n’a jamais condamné clairement et sans ambiguïté les crimes commis sous le règne de son père (dont la police politique a traumatisé toute une génération d’Iranien·nes. Parler aujourd’hui de démocratie et de liberté sans affronter ce passé n’est pas un projet de libération, mais une tentative d’effacement de la mémoire.
Il est vrai que certain·es Iranien·nes scandent son nom dans les manifestations, notamment au sein de la bourgeoisie en exil. Mais une…
Auteur: CerveauxNonDisponibles

