Le même rapport met en cause Téhéran et Washington, pour des faits distincts mais susceptibles, selon ses auteurs, de constituer des crimes parmi les plus graves du droit international. La mission internationale indépendante d’établissement des faits sur l’Iran estime que la répression des manifestations antigouvernementales de 2025 et 2026 par les autorités iraniennes pourrait constituer, pour nombre des violations documentées, des crimes contre l’humanité.
Les enquêteurs concluent également que les forces américaines sont à l’origine de deux frappes menées en février contre une école et un complexe sportif en Iran. Ils disposent, selon leur rapport, de motifs raisonnables de croire que ces attaques étaient aveugles et constituaient des crimes de guerre.
Le document, qui doit être présenté au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, à Genève, examine à la fois les conséquences du conflit au Moyen-Orient sur la population iranienne et la réponse de Téhéran au mouvement de contestation qui a éclaté à la fin de décembre 2025.
Une répression qui change d’échelle
Sur ce second volet, le constat est particulièrement sévère. Les enquêteurs décrivent « une escalade sans précédent » par rapport aux précédentes vagues de répression, marquée par un recours généralisé à la force létale, des morts et des blessés en masse ainsi que des arrestations à grande échelle.
La mission dit ne pas être en mesure de vérifier de manière indépendante le bilan humain de la répression, mais estime que le nombre réel de victimes est probablement très supérieur aux chiffres officiels, qui font état de 3 038 morts et de 25 000 blessés. Au moins 221 enfants auraient été tués, certains âgés de seulement deux ans.
Au-delà du nombre de victimes, c’est la nature même de la répression qui conduit les enquêteurs à évoquer de possibles crimes contre l’humanité. Ils décrivent une offensive généralisée…
Auteur: Nations Unies FR
