Je n’ai pas de sympathie particulière pour une « théocratie », quelle qu’elle soit. Je suppose que mes chances de survie – avec mes idées et tout ça – y seraient relativement limitées, soit physiquement, soit socialement.
Je sais aussi qu’il ne s’agit pas de moi. Ou si peu que je me sens en droit, sinon en devoir, de ne pas en tenir compte.
J’ai depuis longtemps développé, et même cultivé, une sympathie – ou empathie ? – instinctive pour tout pays visé systématiquement par l’Empire. Que son gouvernement soit une théocratie, une démocratie libérale, une démocratie populaire, une dictature – ou qualifiée comme telle.
J’ai appris depuis longtemps que les « sanctions économiques » sont une véritable guerre silencieuse qui fait de nombreuses victimes. Que c’est, derrière un langage aseptisé, en réalité leur objectif.
J’ai compris que les sanctions économiques contre tout un pays sont une aberration politique et morale. Car, de deux choses l’une, soit nous avons affaire à une « dictature » qu’il conviendrait de punir, et dans ce cas la population, par définition, n’y est pour rien. Soit nous n’avons pas affaire à une dictature et que la décision de punir la population, par définition, est « injustifiée » (à défaut d’un terme plus cru).
Dans un cas comme dans l’autre, il s’agit d’une crapulerie.
Sans parler de l’aspect « punition collective » qui est une violation du droit international, et un crime par définition. Sans parler du deux-poids deux-mesures systématiquement appliqué, selon le pays et les intérêts purement géopolitiques. Sans parler que ces sanctions sont toujours à sens unique, imposées par l’Empire contre ses cibles, et jamais l’inverse. Je n’ai jamais vu un Haïti imposer des sanctions économiques à un États-Unis d’Amérique.
J’ai découvert, par expérience personnelle, à quel point les médias de masse sont capables de mentir (pour être méchant), ou de désinformer (pour…
Auteur: Viktor DEDAJ

