Les campements contre Israël et en soutien aux Palestiniens se sont multipliés sur les campus des universités occidentales, surtout canadiennes. Ils sont notamment installés à l’Université McGill, à l’Université de Toronto et à l’Université de la Colombie-Britannique.
Ils révèlent selon moi une tendance plus profonde que de simples circonstances géopolitiques.
Les étudiants et professeurs mobilisés pour soutenir la résistance palestinienne représentent un courant de radicalisation où la défense des droits LGTBQ+ et le radicalisme islamiste coïncident.
Je m’intéresse depuis un certain temps aux problématiques liées à la liberté universitaire et aux discours des groupes radicaux dans le contexte universitaire et l’éducation en général.
Les paradoxes du radicalisme
Il y a une contradiction apparente dans cette alliance entre des islamistes et des militants occidentaux pour les droits de la personne. On peut en effet penser que là où la charia, la loi musulmane, est appliquée, les personnes gays ou trans subissent de la répression, écopent de peine de prison et risquent même la mort (c’est le cas en Iran, en Arabie saoudite, en Afghanistan et dans d’autres pays musulmans). On pourrait dire la même chose de la situation des femmes dans des pays musulmans où leurs droits sont constamment bafoués.
La Presse canadienne/Ryan Remiorz
Mais cela ne semble pas perturber les militants universitaires. Ils voient dans la résistance islamiste contre le sionisme le feu révolutionnaire nécessaire pour en finir avec l’Occident « hétéro-patriarcal », c’est-à-dire un supposé ordre social dominé par les hommes depuis la nuit des temps.
Michel Foucault, l’un des pères du postmodernisme qui…
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Auteur: Isaac Nahon-Serfaty, Associate Professor, L’Université d’Ottawa/University of Ottawa

