« Nous sommes confrontés à une montée de l’intolérance et de la haine antimusulmanes », a déploré lundi le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, lors d’une d’une réunion à l’Assemblée générale sur la question. Cette hostilité prend selon lui des formes multiples : « discrimination institutionnelle, marginalisation socio-économique, restrictions migratoires généralisées, surveillance et profilage injustifiés ».
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a rendu visite, ce weekend, à une famille de réfugiés syriens au Liban.
Mais, a-t-il insisté, la violence la plus visible n’est que la partie émergée d’un phénomène plus diffus. « Les préjugés peuvent aussi être subtils », a averti le chef de l’ONU, évoquant « des opportunités discrètement refusées, des suppositions laissées sans réponse, des questions empreintes de suspicion ». Autant d’expériences quotidiennes qui, accumulées, « façonnent des vies entières ».
Une hostilité attisée par les crises
Cette dynamique s’inscrit dans un contexte international particulièrement inflammable. Les conflits qui secouent le Moyen-Orient alimentent une circulation massive de discours hostiles sur les réseaux sociaux, tandis que certaines rhétoriques politiques contribuent à banaliser les stéréotypes.
Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, évoque ainsi une « vague croissante » d’islamophobie. « Partout dans le monde, les actes de harcèlement, de discrimination et de violence visant les musulmans ont augmenté », a-t-il déclaré dans un message vidéo. Des musulmans « sont attaqués dans la rue et à l’école », des mosquées sont vandalisées et « les commentaires haineux prolifèrent sur les réseaux sociaux », ciblant souvent « les femmes et les filles qui portent le hijab ».
Au-delà des agressions physiques, les…
Auteur: Nations Unies FR

