Le « non » tricolore n’a pas empêché les Etats européens de donner leur aval au Mercosur. La France a voté « contre » l’accord commercial entre l’Union européenne et plusieurs pays d’Amérique du Sud, à l’occasion d’un vote décisif qui s’est tenu ce vendredi 9 janvier. Pour autant, les opposants à ce traité de libre-échange, en tête desquels la France, ne sont plus en mesure désormais d’empêcher sa signature, prévue lundi au Paraguay. Paris a échoué à former une minorité de blocage, c’est-à-dire à rassembler au moins quatre Etats membres, représentant plus de 35 % de la population européenne, pour contrecarrer Bruxelles sur ce dossier.
Après bien des atermoiements, le « non » français s’explique par un contexte intérieur très particulier : à la fois la grogne du secteur agricole, déjà miné par de nombreuses crises, mais aussi les inquiétudes d’une très large partie de la classe politique vis-à-vis du Mercosur. L’exécutif, privé de majorité, marche aujourd’hui sur des œufs pour éviter de déclencher une nouvelle crise gouvernementale à quelques semaines des élections municipales. « Le constat doit être dressé d’un rejet politique unanime de l’accord », a reconnu Emmanuel Macron dans un communiqué.
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L’influence française minée par « les balbutiements…
Auteur: Romain David

